Selon l’AFP, la Commission européenne hausse le ton vis à vis des compagnies aériennes et voyagistes vendant des billets d'avion sur internet. Elle donne en fait un an, au 1er mai 2009, à ces acteurs pour améliorer le système et corriger leurs « bugs ». De quels bugs s'agit-il? Une enquête menée dans 13 états membres de l'Union européenne et la Norvège, a permis d'établir des faits qui ont « choqué la commissaire européenne chargée de la Protection de consommateurs, Meglena Kuneva », dixit Le Monde. Au point de lancer lors d'une conférence de presse sur le sujet qu'il est « inacceptable qu'un consommateur sur trois qui souhaite réserver un billet d'avion soit escroqué, induit en erreur ou désorienté ».
Sont visés publicités mensongères et pratiques déloyales, soit des filouteries telles que des « indications de prix trompeuses, offres promotionnelles introuvables, clauses (...) comme les options pré sélectionnées [d'assurance] contre la perte de bagages (...), contrats rédigés dans une autre langue que celle du consommateur ». Quantitativement « la moitié des sites internet des compagnies aériennes régulières et à bas prix ainsi que ceux des voyagistes posent problème ». Plus précisément détaille l'AFP : « 386 sites internet ont été contrôlés (…) 137 –représentant 80 compagnies aériennes- ont fait l’objet de mesures coercitives en raison d’infractions au droit européen de la consommation ».
Pas nouveau
Les faits ne sont pas nouveau (une précédente étude était sortie fin 2007), mais le ton de Bruxelles si : Mme Kuneva espérant « que les acteurs économiques ont désormais compris que [nous sommes] déterminés à agir au nom des consommateurs si c’est nécessaire » et concluant « je n’hésiterai pas à agir ».
Une législation plus dure est agitée comme menace, à défaut de recevoir des preuves concrètes d'amélioration dans les pratiques et stratégies commerciales. La publication d'une liste noire de ces offres serait un bon outil de dissuasion, mais elle n’est pas retenue pour l’heure.

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